Catégories

Dimanche 13 mai 2007

LA PAUVRETE

Pauvreté libère de l’attache matérielle, du monde des objets. Etre pauvre en esprit permet de recevoir la totalité comme un don de Dieu / Nature / Etre / Vie. Pauvreté libère de l’emprise et de la fascination qu’exerce la matière, le monde phénoménal, les biens matériels (objets sous la main et à porté de la main → analyse heideggérienne de la mondanité), ou plutôt que les biens les « maux matériels » car le Bien unique et véritable est spirituel – non pas psychique ou psychologique mais spirituel. La pauvreté libère de la fascination du monde des objets, de l’emprise de l’avoir. La pauvreté est la solution au problème de l’avoir ; elle coupe radicalement, à la racine, l’aliénation égoïste, du moi aux choses. Dans la pauvreté, on ne s’appartient plus soi-même ; par ce renoncement, nous devenons la propriété de la Nature / Vie / Dieu. L’être est ré-inséré dans le Tout de l’univers et comprend sa vraie nature comme une partie de ce Tout auquel elle appartient, dont elle constitue un élément d’être inséparable, non détachable. C’est seulement l’ego (l’image parmi les images, mais qui s’est fixée et a pris position centrale et dominante) qui crée l’illusion d’être un individu autonome, séparé du Tout ; c’est l’ego qui crée la responsabilité du bien et du mal (morale). Mais ceux-là sont extérieurs et n’ont de réalité que pour celui qui est esclave de son enferment / ego. Hors de l’ego, la liberté réelle donne à l’être une vraie plénitude (non pas une plénitude de satisfaction des désirs, un sentiment d’être comblé mais une plénitude ontologique). La plénitude ontologique, c’est le respect des différences à l’intérieur de Brahman par une saine compréhension de maya et de la transformation. La plénitude c’est la réconciliation avec l’autre. La plénitude s’obtient dans le hic et nunc compris comme instant et instance de délivrance en faisant rejoindre / retourner le flux à son origine (renvoie du désir à sa source intentionnelle), la partie au Tout, la transformation à l’immuable, le devenir à l’éternel.

par Jahman publié dans : principe de vie
ajouter un commentaire commentaires (2)    créer un trackback recommander
Dimanche 13 mai 2007

AMOUR ET COMPREHENSION

Compréhension-Vérité ; Amour-Bien → Un (vie = vérité)

L’amour est lié à la compréhension ; de la même manière, la compréhension est liée à l’amour. Les deux sont irrémédiablement liés.

L’amour a besoin de respirer pour s’exprimer.

La compréhension a besoin de respirer pour s’exprimer.

L’amour et la compréhension s’exprimer ensemble par la respiration qui les uni en tant qu’Un in-dissoluble.

L’amour laisse la compréhension respirer librement pour s’exprimer véritablement, authentiquement.

La compréhension laisse respirer l’amour librement pour s’exprimer véritablement, spontanément.

Amour et compréhension n’existent séparément que si l’ego / mental les distingue, les sépare : l’amour perd sa vérité, la compréhension perd sa vérité et tous deux meurent pour ne pas s’être exprimés dans un inspir-expir réciproque et complémentaire.

L’amour seul manque, tout comme la compréhension seule manque. Séparés, aucun des deux n’est complet, ils perdent leur mouvement propre (qui a besoin de l’autre mouvement), s’enferment, s’aveuglent.

L’ignorance produit un amour impur, partiel, insatisfait, égoïste.

L’ignorance produit une compréhension impure, tronquée, falsifiée, égoïste.

Lorsque l’ego s’empare de l’amour et / ou de la compréhension, il dénature leur être originel, propre, unique et commun. L’ego coupe l’amour de sa source ; l’ego coupe la compréhension de sa racine ; l’ego coupe ainsi l’amour et la compréhension de leur fond Un en les enfermant, en les séparant de leur respiration vitale.

L’amour devient un demi-mouvement qui perd son élan et son horizon pour ne pas avoir su respirer et établir l’harmonie. L’amour devient violence, ego, diable. Il en va de même pour la compréhension.

L’expression suffoque dans son enfermement. L’amour et la compréhension n’arrivent plus à s’exprimer librement, spontanément, authentiquement, véritablement.

par Jahman publié dans : Amour
ajouter un commentaire commentaires (2)    créer un trackback recommander
Dimanche 13 mai 2007

ETRE ET AVOIR

Toutes les traditions, tous les enseignements, toutes les religions étaient inspirées par une même vérité : « le sens de la vie réside dans l’être et non dans l’avoir ». Ces quatorze mots résument toute la Connaissance, toute la Sagesse.

« Etre », cela veut dire très précisément : être libre de l’avoir.

L’ésotérisme est la science de l’être, de la croissance et de la connaissance (gnose) de l’être. C’est par rapport à cette science fondamentale que s’ordonnent toutes les sciences traditionnelles.

 

La foi est la certitude des choses invisibles, invisibles aux yeux ordinaires (les choses extérieures) mais visibles avec l’œil de l’âme.

 

Il y a toute une série d’étapes, de nœuds à délier, de mensonges à dissiper, de tensions à relâcher, de répressions à exprimer. Le processus est une lente croissance.

C’est du jeu des contradictions que les hommes sont prisonniers. Cessez d’opposer.

 

Théologie scolastique :

  • Aséité = être-par-soi (Dieu)
  • Abaliété = être-par-un-autre (Création)

 

Etre, être, ô être-je aime

Etre qui ne souffre pas d’avoir

Etre sans nombre ni étendue

Etre pourvu de lumière, robe qui éclaire dans la ténèbre

Etre d’amour, d’où flue et reflux la vibration mystique

Alpha et oméga du bonheur et de la vie

Etre pur que rien ne peut circonscrire ni arrêter,

Pas même le verbe, encore moins le mental

Mental qui bloque le passage par l’avoir

Illusion qui me fait dire moi, mon, mien

Illusion qui me fait croire, ô désespoir

L’être ne peut naître ni disparaître

Son pouvoir est dans son absence, sa force dans sa présence

Revenir à l’être que jamais ne peut être quitté

S’unir à l’être que jamais ne peut être séparé

Dans sa présence-absence, l’être communique son être, sa puissance, son énergie.

Etre au-delà, être infini, être sans second qui donne et reçoit

Sans jamais changer, souffrir le manque et l’attente

Etre qui ne connaît ni le peu ni le trop, être arelatif

Transcende les contraires dans l’unité du Faîte suprême.

 

L’être – lumière et vérité – ne peut donner sans se donner tout entier, sa présence est absolue et éternelle. Dans le relatif, le mental et le savoir de la conscience ne voient que l’illusion des apparences, la maya de la Réalité Ultime, le voile d’ignorance qui, même infime, crée un abîme entre l’ego et le Soi, l’intérieur-extérieur et l’unité.

S’abandonner, se laisser aller à sa destinée, sentir, ressentir la vibration pour laquelle on est né – vers laquelle on retourne – jusqu’à se confondre avec ce « sentiment », ce réel inépuisable. Ne pas chercher, tel est le secret ; ne pas vouloir, ni posséder, ni avoir, ni accaparer ; ne pas prendre, ne pas savoir, ni connaître, ni dominer. Tout cela n’est qu’agression, approche violente qui laisse s’échapper l’être si doux, s’évanouir la vibration cosmique.

Inverser notre attitude animale – agressivité, désir, frustration et peur – en compassion, ouverture qui laisse l’intérieur se faire prendre par l’extérieur, l’intérieur se communiquer : totale acceptation dans cet abandon du sien, de son, de soi (de l’avoir de l’être → processus de purification, d’élagage). Juste Milieu sans avant ni après, sans aller ni retour, sans négation ni affirmation ; cette totale acceptation (tantrisme) est le contraire du jugement (c’est toujours un sujet, un Je qui juge, qui possède une vision du monde, un point de vue subjectif, particulier sur un objet quelconque) ; c’est aussi le contraire du déni, du refus, de l’aveuglement.

Il s’agit de laisser-être le réel, laisser-être la vérité ; attitude passive (extérieur) qui garde toute sa puissance dans son être (qui est l’acte lui-même), l’acte d’être.

L’avoir est dans l’acte extérieur : parole et mouvement. C’est donc cet acte extérieur qu’il convient d’abandonner, de se détacher afin de ne garder que l’acte intérieur qui est silence et quiétude. Dans le silence et l’immobilité intérieurs (du mental et des passions), l’être se révèle tel quel (ainsité) à lui-même : c’est la Révélation du Soi.

En cessant de refuser, de s’opposer, on ne juge plus, on ne croit plus son vrai et son faux, on ne voit plus son bien et son mal, son plaisir et sa souffrance. En acceptant quel tel (don de Jah) le plaisir et la souffrance, l’ego cesse son activité propre, abandonne son emprise et son empire. Par l’acceptation totale et inconditionnelle, à travers l’engagement absolue dans l’acte d’exister, l’homme se détache et du mental (parole intérieure) et des passions (désirs) et du devenir (temps linéaire, inauthentique passé → présent → futur ; souvenir, attente). Dans le silence, l’apatheia de l’hesychia, dans la pureté de l’instant présent, naît un « sentiment » de plénitude-d’être, de certitude-de-vérité, de paix-de-l’esprit.

Le suprême détachement est comme le nirvâna bouddhiste, le point où se communique l’Esprit Saint à l’homme dépouillé de sa créature, rendu semblable au Fils. Cette voie de réintégration dans le sein du Père par l’adoption du Fils, du Nouvel Homme, est un retour à la condition pré-adamique. Accepter la loi divine, la vibration vitale passe par un retour à l’innocence, un détachement, un oubli de l’ego qui est en même temps un attachement à l’Etre (absence de privation) et un souvenir de Dieu.

La présence-absence impesonnelle nous amène à la divinisation de notre nature, c’est-à-dire à la naissance de Dieu en l’homme, à la transformation intérieure faisant émerger la Personne Un-Trois.

Dans l’impasse, l’homme s’est fourvoyé, son navire a chaviré, l’homme se laisse sombrer, préférant se noyer plutôt que de tendre la main ; l’homme oubli son éternité dans un temps de mort privé de la présence de l’être. Orgueil et vanité gouverne le monde, orgueil et vanité ont achevé de détruire l’homme ; il n’est plus que chair et os ; dans ses tribulations l’homme s’est égaré ; divisé, il s’est trompé, abusé ; l’homme a oublié l’être (constat heideggérien par excellence). L’oubli de l’être est une perversion, un fourvoiement, une divagation, un aveuglement.

Le Royaume de Jah appartient à ceux qui ont le cœur doux. Mais notre race a un cœur de pierre ; mais notre race s’est perdue en se séparant dans la figure du labyrinthe, les couloirs du temps. Humilité et compassion sont les armes de la prière pure. La véritable prière est un non-agir qui s’effectue depuis les tréfonds de l’être. Cette communion à la source, depuis les profondeurs, libère le cœur de sa gangue et fait franchir l’abîme d’un bond (subitisme T’chan), ouvre le Réel à ce qu’il a toujours été (hors des transformations, dans sa dimension ultime, éternelle) et l’être à sa vérité (le relatif à l’absolu ; coincidentia oppositorum).

L’acquisition du Royaume de Jah est une question de « volonté » car c’est la volonté qui libère de la dualité lorsque l’esprit suffisamment pur s’élève au-dessus de l’ego, l’unité au-dessus de la dualité. L’esprit pur est un oubli de soi, c’est-à-dire de un oubli de l’ego, et un souvenir-présence-communication de l’être.

L’homme qui s’abaisse, se dépouillant de son ego de terre (la poussière, matière de la création), révèle par-là même sa lumière divine, s’élève par l’esprit dans le ciel, voyage dans les airs (souffle, pneuma) qui le rendent à la vie, à sa source (naissance / fin).

par Jahman publié dans : principe de vie
ajouter un commentaire commentaires (1)    créer un trackback recommander
Dimanche 13 mai 2007

Dans les larmes, nous n’existons plus. Les larmes enlèvent tout pouvoir à l’ego qui ne peut plus reculer, s’échapper par ce don de soi, ce don dans les larmes ; cette abdication, ce renoncement (cessation du combat) qui aboli la Privation par le fruit des larmes est une joie divine ineffable.

 

Le principe unificateur-purificateur de la mystique consiste en une pratique assidue de la conversion, de la métanie, qui nous fait choir de notre illusion pour mieux nous élever à l’union. Toujours, l’homme doit s’efforcer de convertir son esprit, de pacifier ses passions par l’usage des vertus (sobriété, garde du cœur, humilité), l’homme doit se souvenir constamment de Dieu et sans cesse prier spontanément – c’est-à-dire rendre gloire à Jah le Rédempteur, Seigneur des mondes.

 

LES LARMES TUENT LE DEMON

Nous sommes des possédés, tous prisonniers d’un esprit malin – l’ego – qui n’est pas nous, le Soi. Nous sommes comme enfermés à l’intérieur de nos états de conscience, balançant au gré du courant, mouvant comme des vagues perdues dans un océan infini, tourbillonnant comme des feuilles poussées par le vent. Il s’avère impossible de sortir des états de conscience, de l’affectivité (souffrance ou joie, il y a toujours un enfermement à l’intérieur de cette conscience de soi affective). Libère donc la goutte d’eau qui te ramène à ton essence-origine-Un.

 

EXCURSUS

Gloire à Dieu pour cette journée

Paix aux âmes en peine

Trop de temps et d’espace me séparent de Dieu. Les nombres éloignent du divin qui est Un, Simple. Mon cœur privé des énergies divines se meurt, mon âme est sèche, mon corps meurtri, mon esprit confus. Le Royaume du Malin étend son empire sur toute les surface de mon être. Dans le tumulte du monde, je trébuche chaque jour. La chute et le péché continuel affaiblissent mes forces et détruisent les possibilités de Grâce et de Gloire.

A Jah je me confesse en ce jour.

par Jahman publié dans : Abandon
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Dimanche 13 mai 2007

Phore

L’homme doit devenir un porteur de l’Absolu

Se faire théophore autant que logophore et biophore.

Le biophorisme, telle est ma philosophie.

Nous portons tous les jours notre fardeau. Quotidiennement il nous faut porter le rocher comme Sysisphe, lui, le roulait. Non seulement cette existence est absurde, mais de surcroît elle est pénible, douloureuse, malheureuse. Plutôt que de porter notre pierre si lourde et, qui plus est, de nous complaire dans ce malheur, préférons porter l’esprit, dieu et la vie si légers, et, ainsi, d’être leur vecteur, leur transporteur. Nous accomplissons ainsi leur œuvre propre. Plutôt que de continuer à porter le fardeau et de faire de l’existence un fardeau, portons donc l’esprit ou la vie et faisons de l’existence quelque chose de spirituel, rendons-là vivante. L’homme, comme toutes choses, porte, mais il a la possibilité de porter ce qu’il lui plaît. Rappelons-nous cette parole de Jésus :

 

Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos.

Prenez mon joug sur vous et recevez mes instructions, car je suis doux et humble de coeur; et vous trouverez du repos pour vos âmes.

Car mon joug est doux, et mon fardeau léger.[1]

 

Mais aussi, dans l’Ancien Testament :

 

J'ai déchargé son épaule du fardeau, Et ses mains ont lâché la corbeille[2].

 

En ce jour, son fardeau sera ôté de dessus ton épaule, Et son joug de dessus ton cou; Et la graisse fera éclater le joug[3].

 

Cessons donc de porter ce fardeau de misère et portons avec joie, dans la simplicité et la clarté l’esprit et la vie : Soyons des porteurs de vie, comme le Verseau est un porteur d’eau. Devenons théophore, logophore et biophore afin de faire de ce monde et de cette existence Un Dieu, Un Esprit, Une Vie. Transformons le monde, déponsons notre fardeau et prenons celui qui est divin, spirituel et vivant. L’homme-porteur, prototype épistémologique.



[1] Mt. 11, 28-30

[2] Psaumes 81, 6  

[3] Esaïe 10, 27

par Jahman publié dans : principe de vie
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander

Calendrier

Mai 2008
L M M J V S D
      1 2 3 4
5 6 7 8 9 10 11
12 13 14 15 16 17 18
19 20 21 22 23 24 25
26 27 28 29 30 31  
<< < > >>

Texte libre

Futur PageRank

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus