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Vendredi 3 mars 2006

16

L’abandon du langage et de la pensée

Nous mènera au-delà de tout lieu.

Si l’on ne peut abandonner le langage et la pensée,

Comment résoudre la Voie ?

17

Si nous retournons à la racine originelle,

Nous touchons l’essence.

Si nous suivons les reflets,

Nous perdons l’originel.

18

Si nous sommes illuminés en toutes directions,

Ne serait-ce qu’un seul instant,

Cela est supérieur au ku ordinaire.

19

Le changement du ku ordinaire

Dépend de la naissance des illusions.

20

Ne cherchez pas la vérité,

Seulement n’ayez pas de préjugés.

21

Ne demeurez pas dans les deux préjugés,

Ne recherchez pas le dualisme.

22

S’il nous reste un tant soit peu de notion de juste ou de faux,

Notre esprit sombre dans la confusion.

23

Le deux dépend de l’un,

Ne vous attachez pas à l’un.

24

Si un esprit ne se manifeste pas,

Les phénomènes seront sans erreurs.

25

Pas d’erreur,

Pas de dharma,

Pas de dharma,

Pas d’esprit.

26

Le sujet s’évanouit en suivant l’objet,

L’objet sombre en suivant le sujet.

27

L’objet peut être réalisé en tant que véritable objet

Par la dépendance avec le sujet,

Le sujet peut être réalisé en tant que véritable sujet

Par la dépendance avec l’objet.

28

Si vous désirez comprendre le sujet et l’objet,

Finalement vous devez réaliser que les deux sont ku.

29

Un ku identique à l’un et l’autre

Inclut tous les phénomènes.

30

Ne discriminez pas entre le subtil et le grossier,

Il n’y a aucun parti à prendre.

Par Jahman - Publié dans : principe de vie
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Vendredi 3 mars 2006

Shin Jin Mei

 

L’esprit du Ch’an ou recueil de poèmes sur la foi en l'esprit

Par Sosan

 

 

1

Pénétrer la voie n’est pas difficile

Mais il ne faut ni amour, ni haine, ni choix, ni rejets.

2

Il suffit qu’il n’y ait ni amour ni haine

Pour que la compréhension apparaisse,

Spontanément claire,

Comme la lumière du jour dans une caverne.

3

S’il se crée dans l’esprit une singularité

Aussi infime qu’une particule,

Aussitôt une distance illimitée

Sépare le ciel et la terre.

4

Si nous réalisons le satori, ici et maintenant,

Les idées de juste et de faux

Ne doivent plus pénétrer dans notre esprit.

5

Dans notre conscience, la lutte entre le juste et le faux

Débouche sur la maladie de l’esprit.

6

Si nous ne pouvons pénétrer à la source des choses,

Notre esprit s’épuisera en vain.

7

La  voie est ronde, en paix, large comme le vaste cosmos, parfaite,

Sans la moindre notion de demeurer ou de rompre.

8

En vérité, parce que nous voulons saisir ou rejeter,

Nous ne sommes pas libres.

9

Ne courez pas après les phénomènes,

Ne demeurez pas dans la vacuité (ku).

10

Si notre esprit demeure tranquille

Il s’évanouit spontanément.

11

Si nous arrêtons tout mouvement,

Notre esprit deviendra tranquille,

Et cette tranquillité, par la suite,

Provoquera encore le mouvement.

12

Si nous demeurons aux deux extrémités,

Comment pouvons-nous en comprendre une ?

13

Si l’on ne se concentre pas sur l’originel,

Les mérites des deux extrémités seront perdus.

14

Si nous acceptons seulement une existence,

Nous tombons dans cette seule existence.

Si nous suivons le ku,

Nous sommes alors contre le ku.

15

Même si nos paroles sont justes,

Même si nos pensées sont exactes,

Cela n’est pas conforme à la vérité.

Par Jahman - Publié dans : principe de vie
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Samedi 25 février 2006

Quels sont les principes de la voie mystique ?

Le chemin à suivre est en fait une ligne de crête, un fil tendu le long de deux précipices.

Il ne s’agit pas de maintenir tant bien que mal des opposés, des contraires, ou des méthodes antithétiques, qui s’excluent l’une l’autre. Il ne s’agit pas de concilier harmonieusement, de tolérer, des principes qui n’adhèrent pas absolument au tempérament mystique.

Bien au contraire, il faut révolutionner l’approche expérimentale de la voie mystique. En laissant de côté tous nos a priori, tous nos modes habituels de penser et de sentir, de voir et de juger, d’analyser, de comprendre. C’est qu’en effet, le mode d’être au monde mystique n’est pas mû par les mêmes principes, le même moteur que l’existence ordinaire. C’est donc un travail permanent, incessant où sans cesse il faut se reprendre en main, mais certainement de manière autoritaire : il faut laisser tomber le pouvoir, la violence qui lui est inhérente, tant au niveau intellectuel que physique. C’est à un regard bienveillant auquel je pense, une sorte d’attention portée sur le monde et sur soi-même d’où est absent le moi-je centralisateur, le pouvoir central. C’est attention n’est pas une intention, elle est libre, fluide, jamais fixée ou dirigée, rien ne la retient. C’est avec la bienveillance de ce regard, la douceur et l’amour que l’on se porte au-dedans et au-dehors de soi – simultanément. C’est dans ce double regard que s’abolit la dualité intellectuelle, formulée et déployée par l’esprit. La voie mystique nous invite à une plus ferme maîtrise de l’esprit, des fonctions intellectuelles et d’une manière générale cognitives. Cette maîtrise, encore une fois, n’est pas autoritaire et dirigée, mais comme un relâchement, un « lâchez-prise », un abandon au flux cosmique (Tao), au temps qui emporte tout (devenir), et – en dernière instance – à soi-même. S’abandonner soi-même ou mourir à soi-même, revient à se défocaliser de son centre, à recourir au regard discriminateur de Khrisnamurti, à éprouver l’humilité. Il ne s’agit plus de prendre, de s’accaparer, de posséder personnellement le réel, l’autre, une histoire. Il nous faut donc s’abstraire de tous nos systèmes de conditionnement en réalisant le silence en soi pour libérer la qualité de l’écoute ; ainsi, on peut se replacer dans un cosmos, au sein du Tao, de l’Un-Tout, de la Vie, de Dieu.

Il s’agit ensuite de faire confiance, ou plutôt d’avoir la foi, pour aller de l’avant, se porter vers. Cela permet de cesser de résister, de lever les contractions et les contradictions, pour se diriger vers le Simple, pour rentrer en sa source, le fond sans fond de la subjectivité où tous les contraires sont abolis, l’Urgrund. C’est une sorte de non-agir, de wu-wei qui libère, déprend et confère au regard, à l’attention une sorte de neutralité bienveillante où le sujet se sait agit et placé / intégré au sein d’un Tout qui le transcende.

C’est à cette recherche de transcendance, ce désir de voir Dieu, cette volonté de re-faire l’expérience de l’extase mystique qui aura tendance à bloquer le déroulement de la mutation, transformation de l’être. Ceci montre que rien n'est acquis et que la voie ne mène nulle part. C’est-à-dire que le but atteint, n’est pas celui rechercher ; il faut continuer, poursuivre sans tenir compte des « grâces divines », qui ne sont que des effets, des conséquences. Il ne faut pas s’y attacher puisque, comme tous plaisirs et toutes douleurs, l’attachement à tous les biens finis n’est qu’illusion. C’est à un détachement de la finitude que convie la voie mystique. C’est pour cela qu’elle semble bien souvent paradoxale, ambiguë et difficile à saisir par la conscience ordinaire. Cette conscience ordinaire, le mystique doit appliquer sa volonté à l’arracher de ses conditionnements afin de s’abandonner complètement à elle. C’est par ce processus que la conscience – habituelle, ordinaire – se transforme miraculeusement en une conscience cosmique, infinie, divine. Dieu se donne à l’homme par la grâce, c’est-à-dire que la conscience originelle, soi-même Un avec l’Identique, se découvre derrière la conscience ordinaire ; et ce n’est pas cette dernière qui fait le mouvement, l’acte. Si les deux consciences sont en réalité la même (atman-brahman), la conscience ordinaire, première dans notre expérience vécue, prenant conscience de sa non-réalité, ralenti progressivement sont activité, son emprise, son amplitude et libère ainsi de l’espace-temps, de l’énergie. C’est la première étape, la voie négative qui purifie le corps et l’esprit et donne à la volonté toute sa force pour qu’elle s’applique à suivre la voie, à poursuivre sans défaillir, à chaque instant. C’est un combat de tous les jours. C’est seulement après cette purification, cette déprise du milieu, des habitudes, des conditionnements ; c’est seulement après ce retrait que l’on s’expose sans peur à la transcendance, à l’infini. Le retrait de soi-même permet de s’exposer à l’autre avec toute l’humilité et le courage que cela requiert. C’est par-là que débute la réintégration des contraires, l’unitas complexus, la coincidentia oppositorum…. Il s’agit d’appliquer deux forces antagonistes l’une contre l’autre pour les dépasser toutes deux ; ce processus est tout différent de la dialectique même si en apparence il y ressemble. Porter par son élan, dans son ascension, par sa foi, sa volonté, son désir et son amour, rien ne peut y résister. Tout lâche, non plus sous la pression et la violence des rapports mais sous la douceur et la simplicité de l’amour divin.

L’extase mystique en elle-même qui n’est pas un état définitif, bien qu’il soi à rechercher le plus souvent possible afin de s’y pénétrer, n’est pas une fin en soi, ce ne doit pas être la préoccupation du mystique. Son désintéressement positif à l’égard de toutes les choses finies, le porte à se placer sur un autre plan d’existence, à regarder vers un ailleurs qui est au fond de soi-même. Il ne s’agit de nostalgie d’un paradis perdu, mais la joie d’exister ici et maintenant pour autre chose que soi-même. L’infini et l’éternité sont les expressions de la transcendance pour nous – êtres finis. Perdre connaissances, croyances, pensées, passé/histoire, jusqu’à se perdre soi-même, cela revient à dire être plongée dans les ténèbres, s’oublier dans le silence de soi, n’être rien, faire l’expérience du néant. Ce n’est pas là quelque chose de connoté négativement, mais la véritable origine de l’être même si ici nous voyons que le néant est une force qui va contre la vie, en réalité le néant est ce qui donne la vie à la vie. Le Néant et la Vie sont une seule et même chose, qui, par les mouvements réciproques et antagonistes, se produisent, se créent l’un l’autre en perpétuant ainsi le mouvement / le temps. Dans ce temps qui ne cesse de se résorber tout en s’accroissant, d’être en expansion en même temps qu’en rétraction sur lui-même, on voit l’inséparabilité de ces deux notions. De plus, c’est dans et par leurs rapports mutuels que l’énergie, le potentiel, le possible, la créativité, existe toujours et à jamais. C’est par ce même rapport infiniment éloigné de notre réalité que l’on découvre l’essence même de la vie – qui est néant – nous maintien dans l’existence à chaque instant et nous porte à continuer. Rien de plus, c’est juste ce qu’on nomme l’amour.

La voie mystique se confond avec celle de l’amour, la mystique est l’amour, le sujet mystique doit se transformer en être-amour. Au sujet qui se pose en s’opposant, qui n’existe que contre, en opposition à un autre ; l’être mystique, qui suit la voie de l’amour, de l’identité, n’exclut plus, n’oppose plus mais intègre. Le mystique, sachant qu’il est néant, essence et source de tout ce qui est, ne distingue plus par rapport à un sujet possessif et égoïste. Il ne désire plus ceci ou cela car il a tout. Etant lui-même vide à l’intérieur, rejetant tout le fini, retranchant tout l’empirico-rationnel, il se porte donc au-delà dans une extase qui transcende tous ses modes habituels d’être-au-monde, tous ses sens et ses facultés. En cela, il n’est plus lui-même, mais cela ne veut pas dire qu’il est possédé, ni même qu’il a laissé tomber une identité pour une autre, qu’il s’est construit une autre personnalité tout aussi illusoire, encore moins qu’il soit instable, indécis entre deux types d’être-au-monde ; tout ceci n’est qu’apparence, sans importance et illusion. Le mystique est au niveau de l’éternité, de l’infini, de la Totalité / pureté. Il se trouve donc nulle part, il n’est plus positionner comme le commun des mortels dans sa conscience qui dépend d’un environnement extérieur, d’aliénations et autres conditionnements psychiques inconscients. Il n’est plus arrêté par aucune limite de conscience personnelle, ses multiples personnalités sont intégrées dans un tout sans forme, une force de cohésion qui n’est autre que l’amour alors que les multiples personnalités de la conscience ordinaire, parce qu’elles sont dirigées par une intention, une volonté ou un pouvoir du moi, sont antagonistes, en rapport de force, de domination, perpétuel.

Ce n’est pas soi-même qu’il faut changer en se faisant violence mais ce que l’on fait et ce que l’on pense, ou plutôt la façon dont on fait et dont on pense. Le moi-je deviendra le Soi par lui-même, sans qu’on y prenne garde parce qu’on aura relâcher nos défenses et qu’on aura modifié notre regard, la façon dont on est au monde. Et c’est en intégrant, non pas en excluant ; c’est aussi en accueillant, en s’ouvrant et en donnant, et non pas en se fermant, en rejetant et en prenant, en voulant avoir, en possédant, que l’on suit la voie mystique. C’est en se dépouillant de tout, en se déchargeant de tout que l’on devient libre, libre de recevoir et de donner. En étant rien, néant, pauvre, on ne peut être qu’heureux car plein de tout ce qui existe – puisqu’on est plus rien. Et ceci est éminemment positif, malgré la couleur des mots. C’est le vécu concret d’un tel vide qui ouvre la voie – soi-même – à la venue de Dieu. Le néant en soi est alors ce qui permet à l’amour de nous prendre. Car c’est bien l’amour qui s’accapare l’être pauvre, vide, silencieux à l’intérieur. Plus rien à perdre, plus rien à craindre, pur de cœur et d’esprit, le mystique se sent comme avalé par une vague brûlante de désir ardent qui le consume et c’est avec « plaisir » que l’être se fond en cette sensation de pur amour. En se confondant, en étant plus qu’un seul et même désir, un unique regard, en devenant identique à soi-même, le moi cesse d’être moi ; le moi change de qualité, mais de manière transcendante, divine, et devient Soi.

C’est pourquoi on peut dire que la voie mystique est un chemin de crête et que le mystique est ce chemin, il fait ce chemin ; le chemin en lui-même n’existe pas ; il prend forme et réalité qu’en étant arpenté par le mystique. Entre deux, tout le temps, la navigation est rude et dangereuse, c’est le défi que l’homme doit relever, le seul, certainement, qui vaille la peine d’être vécu. Quel autre sens donner à la vie sinon ? Le bonheur n’existe pas, nous sommes de toutes manières imparfaits et condamnés à mourir, très souvent nous ne voyons dans ce monde que malheur et souffrance, très rarement la joie. Et pourtant cette joie seule est vraie, rien ne devrait venir empêcher notre joie de s’exprimer. Comment peut-on être tombé dans cet état de conscience qui nous pousse à tout contredire, à tout rejeter sur l’autre, à se fermer à l’altérité, à la transcendance ; comme si un sort maléfique nous avait été jeté pour que l’on voit tout de travers, avec un regard biaisé. Le mal et le bien n’existent pas, seul l’amour est, ce désir, cette énergie qui maintient en cohésion, en unité le multiple. Voilà pour la vie face contraire du néant. Yin et yang. Ouvrons nos centres d’énergie, développons notre potentiel, abandonnons-nous à notre identité réelle, à ce que nous sommes, sans crainte, sans haines, sans violence mais avec joie et en douceur. En libérant nos énergies latentes, du corps et de l’esprit, c’est le flux vital du yin et du yang qui retrouve une circulation harmonieuse. Là commence la durée d’un état certainement moins intense que l’extase mais qui procède du même mouvement, qui possède les mêmes principes.

C’est donc à un renversement total de nos façons et de nos modes, de l’utilisation de nos facultés, à un redéploiement de nos énergies, à un apprentissage de nos sens, à une écoute libérée (attention), bref à une inversion des pôles de notre être, et notamment à une totale refonte de notre système de pensée, du processus cognitif, que l’ouvrage du mystique s’intéresse. Et ce renversement est sensible à tous les niveaux, du microcosme au macrocosme.

Par Jahman - Publié dans : mystique
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Vendredi 24 février 2006

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Toujours se tenir au point le plus profond en soi, celui qui toujours demeure, foyer de vie qui veille et illumine, rayonne. Ici, en toutes choses, c’est toujours le même – moi – qui est . Fixé dans ce fond sans fond, je vis-vois. Ici tout est un. Partout l’Un est tout, nulle part Je suis tout.

 

Une armée est en marche.

Lion of the Tribe of

 

Abandonner sa propriété, sortir de sa maison et laisser entrer le daimon.

Que le daimon parle !

Qui est maître des portes et fenêtres ?

Qui laisse passer, filtre, contrôle et ignore ?

Recevoir le don et s’en aller.

Rentrer chez soi et découvrir de nouvelles contrées.

Qui saura l’arrêter ? Le dragon est entré dans sa procession. Pourquoi rester caché ?

Sortir, en finir et ne plus revenir.

L’esprit, le singe des cavernes, glouton et repus à l’excès ne joue plus les saltimbanques mais repose – là ; sa dépouille gît sur le sol jonché de parchemins…

 

Rejoindre le flux universel de la Conscience, la source inépuisable de nos désirs inaltérables. Demeurer auprès de cette source intemporelle, la puissance immobile qui toujours éclaire le monde sans jamais y prendre part, sans jamais y participer. Cette non-participation nécessité un engagement sans condition et une abnégation à toute épreuve. La mission est infaillible.

Guerrier !

Suis le flambeau verdoyant qui te mène dans le profondeurs ténébreuses de tes entrailles cervicales, de tes restes déchus. Par ce chemin que seul toi as vu tu poursuivras ta quête. Veillant, tu contempleras ton propre massacre. Alors, aveugle, tu éclaireras, tu seras à toi-même ta lumière et tu brûleras dans les flammes éternelles. De cette consumation, tes cendres seront le ferment de la vie.

Dans le monde, tu es, tu deviens et tu demeures.

Là a été ton début et là sera ta fin.

Jah Jah time has come.

 

C’est Jah qui nous éclaire.

Regarder vers Zion.

Se libérer c’est rejeter toutes contraintes, se délester de tout le poids superflu, renoncer à tout pour la gloire de Dieu, renoncer jusqu’à soi-même et dépasser les contraires, les dualités.

Sur le chemin que j’arpente (s’offre) j’affronte mes démons, lutte contre mes peurs et les fantômes qui peuplent mon esprit. Ici c’est le souffle. La prière au quatre éléments (corps) et à l’esprit. Surtout. Le cœur naît de la prière, du recueillement dans le creux de son âme, là où – intime des intimes – personne oh non personne n’est jamais entré. Par la méditation, j’accède à la contemplation du cœur, je fais naître en moi le cœur. Je m’offre. Je ne suis plus que le lieu où se déroule un vieux combats, un drame – celui de la vie.

Et ce spectacle, c’est moi.

Soldat de Jah, combattant pour la liberté : il délivre-de-l’enfermement et donne la paix qui irradie le cœur contemplé.

Le plus dur est d’échapper à la matière. S’y employer exige une attention soutenue et une clair-voyance de la dépendance aliénante. Cela re-défini, re-centre l’identité individuelle par rapport à l’agrégat-moi. D’atténuation en atténuation, le mouvement de re-centrement purificateur allège l’âme de tous les « poids impurs ». Dépourvu de craintes, dépourvu de haine, dépourvu d’orgueil, dépourvu de paresse, je pratique l’attention totale de maîtrise interne pour que la non-intervention ou vue-juste soulève le voile d’ignorance.

Illuminer la face du Seigneur glorieux.

Par Jahman - Publié dans : principe de vie
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Mercredi 22 février 2006

Mon site perso sur la philosophie vient d'ouvrir ses portes. Vous recherchez des outils philosophiques ? Vous voulez apprendre à penser par vous-mêmes ? Vous recherchez les textes des plus grands maîtres ?

Passez donc quelques instants consulter les Philosophiques

http://philosophiques.site.voila.fr/

 

 

Par Jahman - Publié dans : principe de vie
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