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Mercredi 29 mars 2006

S’arrêter un instant pour reprendre son souffle ; un peu de repos ; « s’arrêter sur le seuil du moment » Nietzsche). Regarder le temps qui passe plutôt que de lui courir après sans savoir pourquoi ; non pas l’observer pour prendre des mesures, l’étudier, l’analyser et le disséquer mais tout simplement le regarder s’écouler, lentement, rapidement, à son rythme, le regarder s’accélérer puis se ralentir, tandis qu’impassible, le Je reste immobile, tranquille, dans l’attention présente. La beauté du temps peut être représentée par l’infini. L’infini c’est beau, c’est le temps. Etre sensible à la beauté infinie du temps, c’est-à-dire de l’être. S’éterniser dans l’instant c’est être présent à soi dans l’acte. Tout est dans tout. La conscience de soi c’est l’acte qui nous le montre.

L’être n’est qu’au présent, c’est le tout de la réalité, construction permanente de l’édifice à jamais inachevé.

par Jahman publié dans : principe de vie
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Mardi 7 mars 2006

Le Chant de soi-même, Récits d’initiations, J.-P. Otte, Editions Julliard

Page 59 : « Offrir ses armes, offrir l’étoffe qui nous enveloppe et nous protège, c’est en même temps les consacrer, se montrer délibérément sans défenses, démunis, vulnérables et fragiles pour se confier à des forces supérieures. L’âme s’affermit des défenses dont elle se dépouille, elle trouve dans cette nudité la densité pure d’un élan élagué. »

par Jahman publié dans : principe de vie
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Samedi 4 mars 2006

Le Sermon de Bénarès

 

 

Bouddha

 

 

 

 

Alors en vérité, le Bienheureux dit ceci aux moines du groupe des cinq: "Il y a, ô moines, deux extrêmes qui ne doivent pas être fréquentés par un religieux errant: celui qui est l'attachement aux plaisir sensuels, vil, rustre, vulgaire, ignoble, associé au malheur, et celui qui est l'attachement à la macération de soi-même, pénible, ignoble, associé au malheur. Voici, ô moines, également éloigné de ces deux extrêmes, le chemin du milieu découvert par le Tathâgata, celui qui crée œil (œil par lequel on voit la doctrine bouddhique), qui crée la connaissance, qui conduit à l'apaisement, à la connaissance surnaturelle, à l'Éveil complet, a l'Extinction. Quel est, ô moines, ce chemin du milieu découvert par le Tathâgata, celui qui crée œil, qui crée la connaissance, qui conduit à l'apaisement, à la connaissance surnaturelle, à l'Éveil complet, à l'Extinction ? C'est la sainte Voie aux huit membres, à savoir l'opinion correcte, l'intention correcte, la parole correcte, l'activité correcte, les moyens d'existence corrects, l'effort correct, l'attention correcte et la concentration correcte. Tel est, en vérité, ô moines, le chemin du milieu découvert par le Tathâgata, celui qui crée œil, qui crée la connaissance, qui conduit à l'apaisement, à la connaissance surnaturelle, à l'Éveil complet, à l'Extinction

Voici encore, en vérité, ô moines, la sainte Vérité de la douleur: la naissance est douleur, la vieillesse est douleur, la maladie est douleur, la mort est douleur, l'union avec ceux que l'on déteste est douleur, la séparation avec ceux que l'on aime est douleur, ne pas obtenir ce que l'on désire est douleur, en résumé les cinq agrégats d'appropriation sont douleur. Voici encore, en vérité, ô moines, la sainte Vérité de l'origine de la douleur: c'est la soif qui conduit à renaître, accompagnée de l'attachement au plaisir, qui se réjouit ici et là, c'est-à-dire la soif du désir, la soif de l'existence, la soif de l'inexistence. Voici encore, en vérité, ô moines, la sainte Vérité de la cessation de la douleur: ce qui est la cessation et le détachement complet de cette même soif, son abandon, son rejet, le fait d'en être délivré, de ne plus s'y attacher. Voici encore, en vérité, ô moines, la sainte Vérité du chemin qui mène à la cessation de la douleur: c'est la sainte Voie aux huit membres, à savoir l'opinion correctes, l'intention correcte, la parole correcte, l'activité correcte, les moyens d'existence corrects, l'effort correct, l'attention correct et la concentration correcte.

Ceci est la sainte Vérité de la douleur, tels sont, ô moines, parmi les choses qui n'avaient pas été entendues par moi auparavant, œil qui apparut, la connaissance qui apparut, la sagesse qui apparut, la science qui apparut, la lumière qui apparut. De plus, en vérité, cette sainte Vérité de la douleur doit être parfaitement connue, tels sont, ô moines... la lumière qui apparut. De plus, en vérité, cette sainte Vérité de la douleur est parfaitement connue, tels sont, ô moines... la lumière qui apparut. Ceci est la sainte Vérité de l'origine de la douleur, tels sont ô moines... la lumière qui apparut. De plus en vérité, cette sainte Vérité de l'origine doit être abandonnée, tels sont ô moines... la lumière qui apparut. De plus en vérité, cette sainte Vérité de l'origine de la douleur est abandonnée, tels sont, ô moines... la lumière qui apparut. Ceci est la sainte Vérité de la cessation de la douleur, tels sont, ô moines... la lumière qui apparut. De plus, en vérité, cette sainte Vérité de la cessation de la douleur doit être vue par mes propres yeux, tels sont, ô moines... la lumière qui apparut. Ceci est la sainte Vérité du chemin qui mène à la cessation de la douleur, tels sont, ô moines..., la lumière qui apparut. De plus en vérité, cette sainte Vérité du chemin qui mène à la cessation de la douleur doit être cultivé, tels sont, ô moines,... la lumière qui apparut. De plus, en vérité, cette sainte Vérité du chemin qui mène à la cessation de la douleur est cultivée, tels sont, ô moines, parmi les choses qui n'avaient pas été entendues par moi auparavant, œil qui apparut la connaissance qui apparut, la sagesse qui apparut, la science qui apparut, la lumière qui apparut.

Tant que, ô moines, ma visions et ma connaissance conformes à la réalité de ces douze aspects selon ces trois cycles des quatre saintes Vérités me furent pas parfaitement pures, je ne me reconnus pas comme ayant vraiment atteint l'Éveil parfait, complet et suprême en ce monde avec ses dieux, avec Mâra (Mâra est le démon de la mort, qui apparaît dans la légende bouddhique comme la personnification du mal et l'adversaire principal de Bouddha.) et Brahma, avec ses religieux et ses brahmanes, avec ses être divins et humains. Mais dès que, en vérité, ô moines, ma vision et ma connaissance conforme à la réalité de ces douze aspects selon trois cycle des quatre saintes Vérités furent parfaitement pures, je me reconnus alors comme ayant atteint l'Éveil parfait, complet et suprême en ce monde avec ses dieux, avec Mâra et Brahma, avec ses religieux et ses brahmanes, avec ses être divins et humains. En outre, cette vision et cette connaissance apparurent en moi: Inébranlable est ma délivrance, voici ma dernière naissance, je n'aurai plus jamais d'autre existence. Tandis que ces explication étaient donnée, chez le vénérable Condamna apparut l’œil de la Loi (l’œil de la Loi est la faculté de voir clairement la Loi, c'est-à-dire la doctrine bouddhique.), dépourvu de poussière et de taches: Tout ce qui est soumis à la loi de l'origine est soumis à la loi de la cessation.

Dès que la Roue de la Loi eut été mise en mouvement par le Bienheureux, les divinités terrestres firent entendre ce cri: Bénarès, dans le Parc aux Gazelles, à la Descente des Sages, la Roue de la Loi a été mise en mouvement par le Bienheureux. Aucun religieux ni brahmane, aucun dieu ni Mâra ni Brahma, ni personne en ce monde n'en peut inverser le mouvement. Ayant entendu ce cri des divinités terrestres, les quatre Grand Rois Divins (ce sont les dieux qui gardent les quatre points cardinaux. Ils résident à mi-pente, sur les quatre versants du mont Sumeru, axe du monde) firent entendre le même cri. Ayant entendu le cri les quatre Grands Rois Divins, les Trente-trois dieux (ce sont les anciens dieux védiques, dont le souverain est Indra ou Cakra. Ils demeurent au somment du mon Sumeru)... les dieux Yâma... les dieux Satisfaits... les dieux qui se plaisent aux créations magiques... les dieux qui exercent leur pouvoir sur les créations magiques d'autrui... les dieux du groupe de Brahma firent entendre le même cri: A Bénarès, dans le Parc aux Gazelles, à la descente des Sages, la Roue de la Loi a été mise en mouvement par le Bienheureux. Aucun religieux, ni brahmane, aucun dieu ni Mâra ni Brahma, ni personne en ce monde n'en peut inverser le mouvement. Aussitôt, à l'instant, au moment même où le cri jaillissait du monde de Brahma, dix mille monde tremblèrent, furent secoués et agités, tandis qu'une lumière intense et sublime apparaissait dans l'univers, dépassant la splendeur des dieux.
par Jahman publié dans : principe de vie
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Vendredi 3 mars 2006

61

Comme cela est non-deux,

Toutes choses sont identiques, semblables,

Tolérant les contradictions.

62

Les sages, l’humanité tout entière

Vont vers l’enseignement de la source originelle.

63

Un moment de conscience devient dix mille années.

64

Ni existence ni non-existence,

Partout devant nos yeux.

65

Le minimum est identique au maximum,

Nous devons effacer les frontières des différents lieux.

66

L’infiniment grand est égal à l’infiniment petit,

Nous ne pouvons voir les limites des lieux.

67

L’existence elle-même est non-exstence.

La non-existence elle-même est existence.

68

Si cela n’est pas ainsi,

Vous ne devez pas seulement le protéger.

69

Le un lui-même est toutes choses,

Toutes choses elles-mêmes sont un.

70

Si cela est ainsi,

Pourquoi est-il nécessaire de considérer au sujet du non-fini ?

71

L’esprit de foi est non-deux,

Non-deux est l’esprit de foi.

72

Finalement, les techniques de notre langage seront totalement brisées,

Et passé, présent et futur se seront pas limités.

par Jahman publié dans : principe de vie
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Vendredi 3 mars 2006

46

Si nos yeux ne dorment pas,

Tous nos rêves s’évanouissent.

47

Si l’esprit n’est pas soumis aux différenciations,

Toutes les existences du cosmos deviennent une unité.

48

Si notre corps réalise profondément l’unité,

Nous pouvons couper instantanément toutes les relations.

49

Si nous considérons toutes les existences avec équanimité,

Nous retournons à notre nature originelle.

50

Si nous examinons cela,

Rien ne peut être comparé.

51

Si nous arrêtons le mouvement,

Il n’y a plus de mouvement.

Si nous faisons se mouvoir l’immobilité,

Il n’y a plus d’immobilité.

52

Le deux étant impossible

Le un l’est également.

53

Finalement, en dernier lieu,

Il n’y a ni règle ni régulation.

54

Si l’esprit coïncide avec l’esprit,

Les semences, les traces des actions s’évanouissent.

55

Le doute du renard n’existant pas,

Les passions disparaissent complètement,

Et soudainement apparaît la foi.

56

Tous les éléments étant impermanents,

Il n’y a aucune trace dans la mémoire.

57

Illuminer sa propre intériorité par la lumière du vide

Ne nécessité pas l’usage de la puissance de l’esprit.

58

En ce qui concerne hishiryo (penser sans penser. Au-delà de la pensée),

Considérer est très difficile.

59

Dans le monde cosmique de la réalité telle qu’elle est,

Il n’y a ni entité d’ego ni autres différences.

60

Si vous voulez réaliser le un,

Cela n’est possible que dans le non-deux.

par Jahman publié dans : principe de vie
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