.

Publié le par Jahman

Toujours se tenir au point le plus profond en soi, celui qui toujours demeure, foyer de vie qui veille et illumine, rayonne. Ici, en toutes choses, c’est toujours le même – moi – qui est . Fixé dans ce fond sans fond, je vis-vois. Ici tout est un. Partout l’Un est tout, nulle part Je suis tout.

 

Une armée est en marche.

Lion of the Tribe of

 

Abandonner sa propriété, sortir de sa maison et laisser entrer le daimon.

Que le daimon parle !

Qui est maître des portes et fenêtres ?

Qui laisse passer, filtre, contrôle et ignore ?

Recevoir le don et s’en aller.

Rentrer chez soi et découvrir de nouvelles contrées.

Qui saura l’arrêter ? Le dragon est entré dans sa procession. Pourquoi rester caché ?

Sortir, en finir et ne plus revenir.

L’esprit, le singe des cavernes, glouton et repus à l’excès ne joue plus les saltimbanques mais repose – là ; sa dépouille gît sur le sol jonché de parchemins…

 

Rejoindre le flux universel de la Conscience, la source inépuisable de nos désirs inaltérables. Demeurer auprès de cette source intemporelle, la puissance immobile qui toujours éclaire le monde sans jamais y prendre part, sans jamais y participer. Cette non-participation nécessité un engagement sans condition et une abnégation à toute épreuve. La mission est infaillible.

Guerrier !

Suis le flambeau verdoyant qui te mène dans le profondeurs ténébreuses de tes entrailles cervicales, de tes restes déchus. Par ce chemin que seul toi as vu tu poursuivras ta quête. Veillant, tu contempleras ton propre massacre. Alors, aveugle, tu éclaireras, tu seras à toi-même ta lumière et tu brûleras dans les flammes éternelles. De cette consumation, tes cendres seront le ferment de la vie.

Dans le monde, tu es, tu deviens et tu demeures.

Là a été ton début et là sera ta fin.

Jah Jah time has come.

 

C’est Jah qui nous éclaire.

Regarder vers Zion.

Se libérer c’est rejeter toutes contraintes, se délester de tout le poids superflu, renoncer à tout pour la gloire de Dieu, renoncer jusqu’à soi-même et dépasser les contraires, les dualités.

Sur le chemin que j’arpente (s’offre) j’affronte mes démons, lutte contre mes peurs et les fantômes qui peuplent mon esprit. Ici c’est le souffle. La prière au quatre éléments (corps) et à l’esprit. Surtout. Le cœur naît de la prière, du recueillement dans le creux de son âme, là où – intime des intimes – personne oh non personne n’est jamais entré. Par la méditation, j’accède à la contemplation du cœur, je fais naître en moi le cœur. Je m’offre. Je ne suis plus que le lieu où se déroule un vieux combats, un drame – celui de la vie.

Et ce spectacle, c’est moi.

Soldat de Jah, combattant pour la liberté : il délivre-de-l’enfermement et donne la paix qui irradie le cœur contemplé.

Le plus dur est d’échapper à la matière. S’y employer exige une attention soutenue et une clair-voyance de la dépendance aliénante. Cela re-défini, re-centre l’identité individuelle par rapport à l’agrégat-moi. D’atténuation en atténuation, le mouvement de re-centrement purificateur allège l’âme de tous les « poids impurs ». Dépourvu de craintes, dépourvu de haine, dépourvu d’orgueil, dépourvu de paresse, je pratique l’attention totale de maîtrise interne pour que la non-intervention ou vue-juste soulève le voile d’ignorance.

Illuminer la face du Seigneur glorieux.

Publié dans principe de vie

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article