La partie humaine et le Tout divin

Publié le par Jahman

La Vie = l’ensemble des vies humaines
Chaque vie humaine recèle une partie d’essence divine. Chaque partie rassemblée forme un tout indivisible (approche systémique --) dérivé du structuralisme).


Le langage bloque le développement de la pensée.
Pour atteindre à la connaissance du divin, il faut rassembler les parties de son Etre.
L’homme tout seul n’est rien, mais c’est l’ensemble de chaque homme qui forme ce qu’on appelle la Vie. Le procédé philosophique qui consiste à rassembler tous les éléments qui forme un tout, de les prendre, pour les étudier, un à un butte inéluctablement sur une aporie. Il est impossible de comprendre toutes les réalités humaines, de chaque homme. Les réalités sont la conception unique, propre à chaque homme. Pour avoir l’ensemble de ces réalités en une vision synthétique, condensée mais complète, il faut dépasser les singularités (méthode philosophique périmée) et essayer de comprendre la réalité dans son ensemble, indépendamment des réalités individuelles, et même de toute réalité humaine. Il faut donc une conception abstraite de la réalité, conception qui évite tout a priori des hommes.
La REALITE est une conception de l’homme pour l’homme. Ce terme est en effet forgé pour l’homme et uniquement pour lui. Hors de l’homme point de réalité --) vide (suis-je encore un homme ?) Il faut rassembler l’homme divisé, parcellisé et, au bout du compte, perdu. La séparation de l’intellect et des sens mène au travestissement du réel. L’appréhension de ce dernier est pervertie par cette séparation. Il faut comprendre le réel, la réalité par la perception et non par le jugement (Bien/Mal) qui est également séparation au sein de l’intellect. Ainsi, l’ouïe est un sens primordial qu’il faut développer afin de percevoir la réalité. En effet, celle-ci n’est pas seulement matérielle (toucher, vue) au sens occidental du terme mais également auditive, immatérielle, pure perception. La réalité, pour finir, est telle que la perçoivent les 6 sens : c’est un tout.
Le temps entre également en compte dans l’appréhension de la réalité, ou plutôt c’est l’infini, la permanence qui constitue cette réalité ; et c’est en cela qu’elle nous dépasse et qu’elle est si difficile à saisir. En effet, le temps, au même titre que les langues et le langage est une création humaine, propre à l’homme. En cela, il se distingue et se sépare un peu plus chaque jour de ses origines.
En fait, c’est l’homme qui est temps et qui fait le temps ; c’est l’homme qui traverse l’espace et le temps, qui, eux, sont permanents et immuables. Ici, réside la difficulté de comprendre la réalité.
Il faut observer (du dehors donc) la réalité avec un regard tourné vers soi (et non pas un regard venant de soi ; le regard est extérieur et se tourne vers soi, vers l’intérieur), sur l’intérieur.
La réalité, qui est donc moins matérielle, physique qu’il n’y paraît, est surtout un instant qu’il faut saisir au-delà de la superficialité du jugement inconscient et du regard, de la vue. C’est un tout qui, tout en paraissant fugitif, éphémère, aléatoire, imperceptible, impermanent, se trouve en fait être immuable et « statique ». C’est un tout que l’esprit seul ne peut saisir mis qu’il faut éprouver de tout son corps (5 sens) et grâce à l’étincelle divine (« âme ») qui réside en chacun de nous. La réalité réclame, demande une participation à la vie ; l’homme doit participer et s’inscrire par son existence et ses actions dans la réalité, le temps et l’espace, l’Histoire.

La réalité peut se présenter, apparaître comme un son. En effet, lorsque l’on naît, on « arrive » dans la REALITE (au sens fort). Or, la réalité est extérieure à la vie. Il s’agit en fait d’un monde « factice », créé de toute pièce par l’homme, différent pour chaque individualité, personnalité, différent à chaque Moi, à chaque Je. Chacun se crée sa propre réalité – qui lui est donc propre – chacun a une vision du monde et donc de la réalité différente, mais fausse car parcellaire ; et aucune ne peut être vraie puisque la vraie réalité est après notre mort (instant inverse à la naissance, de retour à l’ensemble, au grand tout, à l’unité-vie). La réalité, la nature que l’on observe, l’humanité présente, ce que je perçois par mes sens n’est qu’une production de la vie, tout comme moi je  le suis également. Je suis donc la réalité comme l’est toute chose qui la compose – à des degrés différents. Chaque homme – au même titre que les animaux et la flore – détient une part de vie de l’Un, du Grand Etre, donc une part de connaissance de la réalité que l’on interprète et travesti chacun de manière différente. Le monde extérieur n’est donc que l’apparence, le reflet (cf. le mythe de la caverne, Platon) de la Vérité. Une part de cette vérité se trouve enfouie au plus profond de chacun de nous. Et il n’appartient qu’à nous de retrouver cette part de Vérité, d’Amour, de réalité.
Nous retrouverons l’ensemble de La réalité (et non plus de MA réalité) qu’à notre mort.
APRES lecture de Lévinas : Totalité et infini, essai sur l’extériorité
La séparation n’est jamais totale mais infinie, perpétuelle recommencement dans l’unité, de l’unité. La distance ainsi engendrée par la séparation d’avec l’autre conduit à appréhender la réalité d’une toute autre manière – que l’on pourrait appeler « la vision de l’extérieur dans l’intériorité de l’être ».
L’introduction de l’irrationnel dans la conception de systèmes et de schèmes mentaux comporte toujours un degré plus ou moins élevé de contestation et d’opposition, un élément aléatoire prouvant l’imperfectibilité de la doctrine ainsi énoncée.
L’imaginaire est sûrement une conception mentale au même titre que la réalité. Les deux peuvent être définis comme des images artificielles, fruit de l’activité de notre cerveau et de nos sens (corps et esprit associés). Le problème est de savoir à quelle distance se situe la Vérité par rapport à ces deux extrémités ? La mort délivre-t-elle l’homme de son rêve, de sa « prison psychique » ? Existe-t-il une manière, un moyen d’atteindre la Vérité av la mort, sans la mort. (changement de dimension, arrêt du temps --) éternité ; le moyen d’atteindre, de toucher la vérité est peut-être le but et la fin, c’est-à-dire la vie, le temps)

Rapport entre l’homme (esprit et corps), le temps et l’espace. Activité mentale sur ces deux paramètres.

Schéma de l’égo : Moi et surmoi --) séparation vers l’extériorité (altruisme) pour le premier, et vers l’intériorité (égoïsme) pour le second.
Cette séparation nécessaire et traumatisante (pour la vie avec toute l’acuité de l’expérience déchirante de séparation)  de l’être se résolve dans l’unité corps / esprit ou sens / intellect.
C’est une participation totale de l’être à la Vie qui fait de « l’homme déchiré » entre lui et l’autre (= monde et autrui en général). Par là – vivre pleinement la vie – l’être participe, par l’ensemble de sa substance, à la totalité.

Publié dans Dieu

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TOMAS 25/04/2006 18:36

Merci pour les informations, c'est toujours un plaisir d'apprendre.Pour ma part, avec 14 auteurs de pays différents nous sommes l'auteur de: " La rose blanche et l'olivier "sur:http://religion613.over-blog.comNous parlons des rapports excellents qu'entretenaient les trois religions monothéistes.Ma salama, lekh le Chalom, Allez vers la Paix

Jahman 25/04/2006 20:05

Ce blog ou les trois monothéisme convergent par la poésie est une belle initiative qui montre l'universel par delà les particularismes culturels.