Un peu de tout

Publié le par Jahman

Sémiocalie ou signification du beau ou beauté du sens. Au-delà de la vérité et de la cohérence, du vrai / faux, la beauté du sens est la finalité de la parole, de la communication. Parler pour dire le beau. Parler c’est glorifier le réel, magnifier la création / vie.

Le monde est une question. Le langage est toujours une question. Derrière toutes les phrases, toutes les affirmations, toutes les formes littéraires, il y a un questionnement : celui de l’être. Question de l’être qui se demande, qui s’intellige dans l’actualité / présence. L’être se fait intellect / connaissance pendant que l’intellect retourne à l’être. Dans le même temps, nous avons une procession d’être (verbe) à la connaissance et une conversion de l’intellect à l’Etre (nom). L’être / intellect est temps / éternité, avec un avant et un après en même temps que sans ce même avant et après.

L’esprit discursif empêche la manifestation de l’amour car l’amour est unité et la discursivité est dualité. Dans le désert de l’esprit-cœur jaillit la flamme, l’énergie merveilleuse. Depuis la racine s’abandonner. Oh glorieux abandon ! Laisser être le temps en soi. Abandon ! Abandon ! Rien d’autre que la « pratique » continuelle de l’abandon, du don de l’être. Se donner plutôt que prendre ; se livrer sans concession.

Chaque intervention, chaque volition, chaque mouvement de l’homme a des conséquences et des répercussions qui vont bien au-delà de tout ce qu’on peut imaginer.

Lorsqu’on fait silence, l’esprit connaît la paix de l’unité. Sans résister, la rémission sans condition est inéluctable et nécessaire, la rémission est une libération. En effet, écouter attentivement fait naître le silence fécond, vivifiant. Dans l’écoute, le monde extérieur et le monde intérieur ne font plus qu’un : la dualité, la séparation a disparue. A la place de ces mondes intérieurs et extérieurs, de ces dualités (violence / mal) surgit, sourd, jaillit l’Un, l’unité primordiale, anté-temporelle, éternelle.

Les conditions nécessaires au jaillissement du Un sont le silence, lui-même issu de l’écoute (ou méditation) et l’abandon, le dépouillement, le laisser-être-l’autre-en-soi, le wu-wei des taoïstes. Sans souci de soi, sans préoccupation pour le monde créé, le regard spirituel tourné sans cesse vers la joie et la lumière divine, tous nos sens tendus vers Dieu-Un. Prendre conscience de chaque geste : et le temps se ralenti, se densifie, prend de l’épaisseur, qualité divine. Le temps passe de la quantité à la qualité, de la mesure à la qualité au-delà de toute mesure.

Prendre conscience de chaque geste, de chaque respiration : comprendre leur valeur → la valeur de l’instant. L’instant est éternel, on ne le répètera jamais assez.

Notre destinée ne nous appartient pas. Nous ne pouvons la choisir, nous n’avons pas prise sur elle. Par contre, nous avons la liberté de l’accepter et de la vivre positivement, ou de la fuir, de la vivre négativement. Purifier le cœur de toutes ses passions : de la colère à la peur, du désir à la haine.

Publié dans cahier.spirituel

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