Sortir d'une existence diabolique sans désastres

Publié le par Jahman

SOMMAIRE :

  1. L’homme
  2. Le réel
  3. La communication / relation
  4. L’amour

 

 

 

 

Intro :

 

« Sortir » d’une existence diabolique, ou plutôt d’une non-existence duelle aveuglée par la connaissance de la vérité (langage), notre deuxième nature, revient à une pure négation, qui n’est pas un mal, mais un acte positif et une preuve de courage sans précédent (peut-être quelques génies authentiques tel un Jésus (qui demeure encore la meilleure figuration d’un idéal irréaliste et pourtant incroyablement nécessaire).

 

L’homme :

 

En niant la totalité en peut permettre à soi d’entrer dans la vie, de sortir des conditions ontologiques, de déchaîner notre conscience, de libérer notre être du temps. L’indétermination, l’inconditionné, l’indépendance vient de l’esprit, le seul outil que l’on possède mais, malheureusement, dont on ne sait pas se servir correctement. Car on a depuis le « début » fabriqué des outils/machines, artificialisé des conditions, par facilité. On préfère faire semblant de vivre en s’auto-hallucinant dans un rêve infernal et destructeur des potentialités. L’homme n’est pas – encore – il vit par procuration et artificialisarion rêveuse et diabolique, ténébreuse. Il ne vit pas, n’agit pas mais permet à ses machines, ses médias, ses intermédiaires, ses créations, ses objets, de vivre à sa place. L’homme n’existe que part des moyens externes ; sans tous ses artifices il n’aurait pu survivre à la vie – pure/vraie. En « choisissant » cette voies il s’est exclu de la vie (unité, amour, totalité) pour mieux s’enfermer dans la complaisance facile de la dualité qui tra nsmet une auto-satisfaction, un semblant de vie, de réel, de vérité. Par les mots, le langage et l’esprit, l’homme se sent vivre, par ses créations il s’est placé dans un confort (léthargique) de sens et de connaissance. Par là, il a irrémédiablement brisé le lien qui l’unissait à la vie, à Dieu. L’homme s’automatise dans ses créations, il est créateur de ses propres projections, il donne la possibilité à tout un tas / fatras d’entités abstraites (idées, pensées) et concrètes (objets matériels) d’exister, il est un transformateur de la matière/énergie. Il n’a pas compris, vu que seul lui-même est possible de création, seul lui est a créer / recréer. Seul lui est a transformer, à créer, à signifier, à connaître. Tout est en lui, et lui s’amuse, se distrait dans les fioritures, les simulacres de son esprit/conscience. La puissance créatrice émane de son ascendance divine/essentielle, de son âme et permet son exercice sur lui-même, et non pas – comme il l’a toujours fait – sur l’autre virtuel. Seule son identité foncière, première, véritable (pas son moi superficiel) constitue l’espace, le substrat, la matière de ses forces de création, ses pouvoirs de transformation et de connaissance. C’est lui, la réalité à créer, recréer, transformer.

 

Le réel :

 

Le réel n’est pas extérieur mais intérieur, projection…..inachevée, temporelle. L’esprit est le temps ; le temps est la force suprême non pas à combattre, vaincre mais à aimer, associer, incorporer ; le temps est notre allié, c’est l’énergie de l’esprit qui est l’unique détermination qui lui permette d’exister dans son monde. L’irréalité extérieure est rationnelle (projection, illusion), la réalité intérieure est irrationnelle (Dieu)

 

La communication / relation :

 

La communication entre deux plans, deux dimensions de la réalité duelle, dia-bolique présente, ne peut s’établir que dans le silence. Le bruit intérieur, la dialogue (dualité) brouille la fréquence de « radio divine ». Entre l’ipséité et l’altrité, la communication véritable se réalise dans la fusion, communion, unification des contraires, dans l’absence totale, le silence, le désert, le vide, le néant qui laisse place à l’attention, à l’écoute, au sentir, à la vision. La communication se réalise dans l’inconnu, hors des cadres conceptuels, des structures du langage, des catégories, des significations. Nous ne sommes pas nous-mêmes lorsque l’on donne un sens au choses, lorsque l’on met un nom sur une chose. Car toute chose réelle est bien plus qu’un nom qui clot le champ des représentations possibles. L’infini est inaccessible à la raison, au langage. La communication n’est possible que dans l’absence de soi ; la relation qui uni est seule capable de donner une identité toujours ouverte sur un horizon infini, indéfini. Aimer, désirer est la seule Vérité. Et ce n’est pas là un subjectivisme (ni un rationalisme) mais une expression du mystère, de l’inneffable. Hors des cadres, des barrières de la conscience / raison / parole se trouve l’infini, l’absolu, le néant d’où l’on procède.

 

L’amour :

 

L’amour seule vérité, seule raison de vivre, de continuer dans la certitude de la vivre. Si l’on n’est plus très sûr de vivre dans la réalité, de vivre une existence réelle c’est que l’on est devenu incapable d’éprouver la moindre palpitation, d’aimer et de se sentir aimer, on ne sait plus donner ni recevoir, on a perdu le sens de la vie. On est dans la certitude, la vérité que lorsqu’on est en vie. L’amoureux est seul l’unique qui est dans la vie, la vérité. Pour lui, tout est clair et distinct, tout est évident (Descartes s’en retourne dans son néant) dans l’amour. Sans amour on ne peut vivre, on ne peut croire, on ne peut être dans la certitude. Dans l’amour le temps est l’éternité de l’instant présent qui seul compte, qui est la seule réalité, l’unique vérité qui ait de la valeur, du sens. L’amour est le seul désir, d’où procède tous les autres « désirs », d’où dérivent les envies, les intentions, les actes et les pensées. Sans lui, tout est perdu. Mais, il n’y a pas de manuel explicatif qui nous instruise comment aimer, comment connaître l’amour, comment est amoureux, comment exister / vivre sur le mode de vie amoureux. Le mode de vie amoureux est tout, le reste n’est que chimère et illusion, attente, patience ennuyeuse, recherche vaine et désespérante. La seule connaissance véritable, l’unique vérité à connaître est celle de l’amour. Et ce n’est pas une connaissance, une vérité d’ordre subjectif, encore moins d’ordre rationnel, car quand on aime, lorsqu’on est en amour on est en Dieu, on n’existe plus par procuration idéalisante mais l’on vit dans le réel / présent / totalité-Un, dans l’unité. L’énergie de l’amour est seule capable de donner, de transmettre la vie et le désir de vivre. Les cellules en nombre incalculable qui sont le substrat premier de la vie ne se multiplie, ne se reproduise, ne se dédouble, ne se regénère que par cette force, ce désir, cette puissance qu’est l’amour. Il n’y a pas d’autre mot pour expliquer ce phénomène universel. L’amour est le principe de vie, qui relie et unit tout les êtres vivants. Et, malheureusement, toutes les productions, toutes les créations de l’homme sont mortes, ou plutôt ne sont pas mues par l’amour, ne sont pas douées de vie. Elle ne sont ni mortes ni vivantes, elles n’ont de réalité que pour lui, elles sont lui, mais sans cette énergie amoureuse.

 

L’homme possède cette énergie mais n’en pas conscience.

Désastre.

Publié dans principe de vie

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